Les violences faites aux femmes

Bien que très peu connues, la France possède de nombreuses ressources publiques et privées sur les violences faites aux femmes. Il n’est donc pas nécessaire d’écrire sur tous les sujets qui touchent ce domaine car la plupart des concepts sont déjà expliqués par d’autres sources. J’écrirai donc sur ceux qui ne sont pas accessibles ou traités en France. Pour les autres, les meilleures sources trouvées seront rassemblées pour que vous puissiez directement les consulter.


Les violences faites aux femmes sont toutes les violences physiques, psychologiques et psychiques faites à une femme parce que c’est une femme. Elles touchent tous les milieux et toutes les catégories socio-professionnelles. Selon la définition universelle du terme officialisé par les Nations Unies en 1993, la violence faite aux femmes désigne « tous actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée. »

  • Le webzine Meufer explique la différence entre conflit et violence, listant toutes les violences existantes ainsi que leur inscription dans le code pénal français

  • Le collectif #NousToutes recense les principaux chiffres sur les violences en France ainsi que chaque crime sexiste et sexuelle dans le code pénal. Il rassemble aussi les conseils pour aider une victime de violences et propose des formations gratuites sur le sujet

  • Le centre Hubertine Auclert précise davantage les types violences s’inscrivant dans un contexte spécifique : violences au sein de la famille, du couple, mutilations sexuelles, mariages forcés…


En termes de chiffres, vous trouverez les rapports du gouvernement et de l’enquête VIRAGE :


Lutter contre le sexisme

Les violences faites aux femmes sont le résultat extrême du sexisme qui est « une attitude discriminatoire fondée sur le sexe ». Celui-ci est construit sur des stéréotypes de genre, « des caractéristiques arbitraires (fondées sur des idées préconçues) que l’on attribue à un groupe de personne en fonction de leur sexe ». Autrement dit, les violences faites aux femmes sont le résultat de l’idée préconçue qu’une femme vaut moins qu’un homme dans la société. La lutte pour l’égalité entre les femmes et les hommes, et ainsi contre les violences sexistes et sexuelles, inclue donc en premier lieu l’élimination des stéréotypes de genre et du sexisme. C’est d’ailleurs le premier but de la stratégie 2018-2023 pour l’égalité entre les femmes et les hommes du Conseil de l’Europe que la France doit suivre.



Afin de rendre compte des conséquences du sexisme et des stéréotypes de genre sur une femme, Cécile Gréboval, responsable du programme Gender Mainstream et conseillère en matière d’égalité entre les femmes et les hommes au Conseil de l’Europe, à l’habitude de détailler une journée type :


« J’aime bien donner l’exemple de tout ce qu’il peut se passer dans la journée d’une femme. C’est-à-dire qu’il va y avoir, éventuellement, des remarques dans les transports en commun, qui sont du sexisme. Ensuite on va avoir au travail des comportements qui visent à invisibiliser les femmes, à les faire taire, à les renvoyer à un rôle qui correspond à des stéréotypes ou alors on va avoir des remarques sur leur apparence, sur leurs vêtements. On va aussi avoir tout ce qui touche la sphère privée avec, par exemple, le partage inégal des tâches domestiques entre les hommes et les femmes. Cela va aussi avoir un impact négatif sur la capacité des femmes à être actives dans le monde du travail, à entrer en politiques, à avoir des activités associatives ou sportives. On peut aussi regarder du côté de la culture, des médias, de la façon dont les femmes vont être représentées. L’image renvoyée va encore une fois renforcer d’autres comportements sexistes auxquels une femme va être confrontée dans la journée.

Je pense que les hommes peuvent aussi être confrontés au sexisme, de même que les personnes LGBTQI+. Mais ça va être, en tout cas pour les hommes, moins souvent. On observe aussi que les hommes vont être confrontés au sexisme quand ils adoptent soit des comportements, soit des rôles qui sont considérés comme « féminins ». C’est-à-dire s’ils souhaitent davantage s’impliquer dans la vie de leurs enfants, ou s’ils ne s’intéressent pas à des choses considérées comme « masculines » comme parler de leurs conquêtes ou de foot. »


« L’accumulation de comportements sexistes va créer un climat qui fait que d’autres formes de violences et de discriminations vont être acceptées par la société et parfois par les femmes elles-mêmes. Donc notre but c’était vraiment de mettre le doigt sur un certain type de comportements qui est basé sur une idée d’infériorité des femmes et de permettre de les combattre. »


Toutes ces actes sexistes forment un « continuum de violences ». C’est ce continuum qui va créer une atmosphère où la violence faite aux femmes est banalisée. C’est en ce sens qu’il est important que chacun soit sensibilisé au sexisme. Nous créons de manière inconsciente ce climat dangereux pour la moitié de la population !


Pour finir, le sexisme touche aussi bien les femmes que les hommes mais de manière différente. Cela s’explique par le fait que les femmes subissent un ensemble de violences répétées et constant contrairement aux hommes subissent des faits sexistes de manière ponctuelle.



Sources non directement citées dans l'article :

Dictionnaire LaRousse

Enquête VIRAGE


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