Sensibiliser aux violences faites aux femmes en Europe

Partir à la rencontre d’activistes, chercheur.se.s, professionnel.le.s et politiques européen.ne.s qui luttent contre les violences faites aux femmes et/ou accompagnent les femmes victimes.


Chaque année, 213 000 femmes sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles commises par leur conjoint ou ex-conjoint en France, 94 000 sont victimes de viols et/ou de tentatives de viols, 11 104 000 ont déjà subi du harcèlement sexuel au travail. Ne sont pas comptées ici toutes les femmes victimes d’agression sexiste, de harcèlement sexiste, d’outrage sexiste, d’inceste ou encore d’agissement sexiste alors qu’elles sont mineures. Ce n’est pas parce que les violences faites aux femmes ne vous concernent pas directement qu’elles n’existent pas. Cela peut être difficile à reconnaître car cela renvoie à une triste réalité de notre société à laquelle, en plus, nous participons inconsciemment. Nous y participons inconsciemment car ces violences sont le résultat extrême des stéréotypes de genres que nous avons internalisés depuis toujours et que nous appliquons au quotidien.


Ces stéréotypes sont tellement ancrés qu’un homme frappé par un autre homme va être davantage choqué que s’il est sexuellement agressé par une femme. En effet, être dominé par un homme est humiliant, c’est une atteinte à la virilité, alors qu’être agressé par une femme ce n’est pas réaliste. Aussi, une femme agressée sexuellement dans son travail va minimiser le fait parce que c’est normal, les femmes atteignent leurs objectifs grâce à leur physique et déconcentrent les hommes par la même occasion.


La France lutte aux côtés des pays européens

Les violences faites aux femmes sont une problématique universelle définie officiellement par les Nations Unis en 2013 lors de l’adoption de la Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Ce sont « tous actes de violence dirigés contre le sexe féminin, et causant ou pouvant causer aux femmes un préjudice ou des souffrances physiques, sexuelles ou psychologiques, y compris la menace de tels actes, la contrainte ou la privation arbitraire de liberté, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie privée. » Autrement dit, ce sont tous actes de violence physique, psychologique ou psychique faits à une femme parce que c’est une femme dans la rue comme à la maison et au travail.


La France fait partie des Nations Unies, elle a donc le devoir d’agir internationalement et nationalement pour lutter contre ces violences. Sur ce sujet, elle suit davantage la stratégie européenne de lutte contre les violences faites aux femmes et les violences domestiques après avoir ratifiée en 2014 la Convention d’Istanbul du Conseil de l’Europe. Nous avançons donc, en tant que français, aux côtés des pays européens dans un même but : éliminer définitivement ces violences. Cependant, chaque pays est libre d’utiliser différents moyens pour y parvenir selon leur économie, culture et politique. Il est alors intéressant, pour réaliser le chemin que nous avons fait en France et celui qu’il nous reste à parcourir, d’aller jeter un coup d’œil sur la manière dont évoluent nos voisins.


1 femme sur 3 a déjà subis des violences physiques et/ou sexuelles de la part de son partenaire. (OMS)

L'importance de sensibiliser aux violences faites aux femmes

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, dans le monde entier, 1 femme sur 3 a déjà subis des violences physiques et/ou sexuelles de la part de son partenaire (forme de violence la plus présente). Les violences ne sont pas des cas isolés. J’ai donc choisi de réaliser ce projet de sensibilisation car il n’est pas possible d’attendre que toutes les mères, sœurs, filles, amies se fassent agresser, violer ou tuer pour que le reste de son entourage comprenne l’importance de prévenir ces actes. Chacun doit être sensibilisé. Ce n’est pas forcément s’impliquer corps et âme en tant qu’activiste. C’est aussi simplement lire, regarder, écouter de temps en temps des ressources sur le sujet. Plus vous allez vous informer, plus vous allez naturellement condamner les agresseurs, arrêter de reproduire ces violences, éduquer vos proches et donc finalement, contribuer à l’élimination des violences faites aux femmes autour de vous.


Pour rendre la sensibilisation plus facile, j’ai décidé de parcourir l’Europe à la rencontre d’activistes, professionnel.le.s, politiques et chercheur.se.s qui luttent contre ces violences et/ou accompagnent les femmes victimes pour montrer l’ampleur du problème, le comprendre et découvrir une multitude de visions et d’approches pour le résoudre. Une rencontre sera publiée chaque semaine. J’espère que cette action permettra au plus grand nombre de s’informer sur le sujet.


A bientôt,


Raphaëlle



!!! Les violences faites aux hommes existent aussi. Elles sont majoritairement réalisées par un homme sur un autre homme. Les violences conjugales les concerent aussi, bien que cela soit une minorité. Ce sont des sujets importants, mais je ne travaille pas sur ceux-là, ce projet est simplement consacré aux violences faites aux femmes. !!!


Sources :

Enquête VIRAGE de l’INED

Déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes

L’observatoire national des violences faites aux femmes

Rapport de l’OMS


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